• Cadre de Notre Travail

Notre travail s’appuie principalement sur trois cadres internationaux majeurs relatifs aux enfants. La Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CDE) adoptée en 1989 que Presque tous les gouvernements du monde ont signé, SOS Villages d'Enfants collabore avec eux pour les aider à assumer leurs obligations, telles que stipulées dans la CDE.

Aussi nos engagements pour la prise en charge prennent leurs racines dans les Lignes directrices des Nations unies relatives à la protection de remplacement pour les enfants adoptées en 2009 qui démontrent combien il est important de promouvoir la prise en charge parentale et de prévenir la séparation des familles.

 En ciblant particulièrement notre groupe cible, ce qui implique d’améliorer les systèmes nationaux de protection sociale, de combattre les inégalités, de favoriser l’accès à une éducation de qualité, de renforcer l’employabilité des jeunes et de mettre un terme à la violence à l’encontre des enfants nous contribuons ainsi de par notre stratégie 2030 à l’avancée des Objectifs de développement durable Adoptés en 2015 et valables jusqu’en 2030.

  • Comment nous intervenons

Dans les communautés au sein desquelles nous intervenons, nous nous engageons pour une présence sur le long terme et pour des services adaptés au niveau local. Chacun de nos programmes propose et promeut un éventail d’options de prise en charge de remplacement de qualité et de services de renforcement de la famille. Nous offrons également des soins de santé, des services éducatifs et une aide humanitaire d’urgence pour répondre aux besoins de notre groupe cible qui ne peuvent être satisfaits autrement.

Nos solutions de prise en charge vont donc de la prise en charge de remplacement (Lorsque cela s’avère nécessaire, nous proposons une prise en charge en famille SOS, grâce à laquelle les enfants qui auront certainement besoin d’une prise en charge sur le long terme peuvent grandir dans un environnement de type familial.), au renforcement de la famille (afin d’éviter aux enfants d’être séparés de leurs parents ou de leur famille élargie, s’ils font l’objet d’une prise en charge par des proches. Dans ce cas, nous cherchons à améliorer la capacité des familles à fournir une prise en charge de qualité à leurs enfants, en travaillant directement avec elles ou en autonomisant les communautés pour faire de même), en passant par le plaidoyer et les partenariats établis pour promouvoir la qualité de la prise en charge. Nous intervenons dans les situations d’urgence pour prévenir la séparation des familles et réunir les enfants qui ont déjà été séparés de leurs familles. Nous proposons également une prise en charge à court terme, si nécessaire.

  • Lettre du plaidoyer

Nous sommes convaincus que le lieu le mieux indiqué pour qu’un enfant se développe normalement c’est dans une famille stable et affectueuse. Cela offre à chaque enfant la possibilité d’être un enfant protégé, d’avoir un nom de famille, d’avoir une nationalité, d’être entretenu, éduqué. Pourtant, le fait est qu’au moins un (01) enfant sur 10 vie sans la protection affectueuse de ses parents.

Lorsque des enfants grandissent seuls, sans l’amour et le soutien d’un parent, ou d’une prise en charge adéquate de remplacement, ils courent davantage le risque de souffrir de discrimination, de négligence, d’abus et d’apatridie. Ils ont moins de chance de mûrir, apprendre et développer des compétences nécessaires dans la vie. Lorsqu’ils deviennent eux-mêmes parents, il arrive qu’ils ne soient pas en mesure de supporter convenablement leurs enfants et transmettent souvent certains effets néfastes de leur vie antérieure à la nouvelle génération.  

C’est pour toutes ces raisons, que SOS Villages d’Enfants, le Sous Cluster Protection de l’Enfant et la CONIDE viennent vers vous pour plaider la cause de tous ces enfants vulnérables qui n’ont personne pour les guider et les supporter.

Aujourd’hui, force est de constater qu’au niveau de toutes les ONG qui font la prise en charge, il y a encore des enfants qui n’ont pas de nationalité parce qu’il leur manque quelqu’un qui accepte de leur donner son nom. A ce niveau, nous nous réjouissons de la prise en compte en partie de la question de pièce d’état civil dans le nouveau code d’état civil, mais nous estimons que l’Etat a la charge de garantir que chaque enfant ait sa nationalité. Une personne physique qui signale un enfant ou qui l’enregistre, peut ne pas vouloir lui donner son nom. C’est pourquoi, Monsieur le président, nous sollicitons un texte de loi qui donnera le pouvoir aux juridictions de mineurs de donner une pièce qui permettra aux enfants en proie à l’apatridie d’avoir leur nationalité sans passer par une tiers personne.  

Même avec la nationalité, que seront les enfants non accompagnés, les enfants sans attaches, laissés à eux-mêmes s’il n’y avait pas de familles d’accueil autour desquelles existe un vide juridique?

Nous voulons que chaque enfant grandisse dans une famille affectueuse qui lui donnera la protection et l’éducation nécessaires pour lui permettre de s’intégrer correctement dans la société. Pour cela, il faut des familles d’accueil formalisées. C’est pourquoi, nous sollicitons la formalisation des familles d’accueil au Niger, avec des critères d’éligibilité connus de tous à travers le vote d’un texte de loi. Le vote de ce texte de loi protègera juridiquement les familles d’accueil et les enfants conformément aux lignes directrices des Nations Unies sur la prise en charge de remplacement. 

Entant qu’organisations de défense de droits des enfants, nous sommes disponibles à échanger avec vous pour des propositions adéquates afin de donner à chaque enfant la chance de ne pas grandir seul et d’échapper à l’apatridie et toutes ses conséquences.